TRANSPARENCE & RIGUEUR

Les chiffres, et ce qu’ils disent vraiment.

Un multiple est un repère de marché. Ce n’est pas, à lui seul, la valeur de votre entreprise.

01. Référentiel PME : Dealsuite France

Rapport d’août 2026 portant sur le premier semestre 2026 : moyenne de 5,3× EBITDA, pour les entreprises françaises réalisant 1 à 200 M€ de chiffre d’affaires. Enquête auprès de 104 conseils en fusions-acquisitions ; ce n’est pas une base exhaustive de prix de transactions.

ActivitéMultiple moyen
Édition de logiciels7,9×
Santé & pharmacie7,7×
Services informatiques7,2×
Commerce de gros4×
Services aux entreprises5,4×
Bâtiment & construction4,1×
Autres activités : moyenne tous secteurs5,3×

Pour la catégorie regroupant industrie et autres activités et pour le commerce de détail, aucune moyenne correspondant précisément à tout le périmètre n’est appliquée : la page distingue le contrôle général des références sectorielles. Les services aux entreprises sont à 5,4× et construction/installation à 4,1× ; ces moyennes ne corrigent pas automatiquement le repère de taille.

Consulter le rapport Dealsuite d’août 2026

02. Effet taille intégré au calcul

Les références Dealsuite France S1 2026, figure 8 du rapport d’août 2026, montrent des multiples plus élevés pour les entreprises à EBITDA plus important. La taille est mesurée par l’EBITDA normalisé, non par le seul CA et non par une valeur d’entreprise calculée circulairement.

EBITDA normaliséRepère moyen de taille
0,2 M€3,9×
0,5 M€4,3×
1 M€5×
2 M€5,6×
5 M€6×
10 M€7×

Le scénario central interpole les repères de taille EBITDA de l’enquête Dealsuite France S1 2026, tous secteurs. Les bornes reprennent les repères voisins comme hypothèses de sensibilité, pas comme prix observés pour cette entreprise. Aucune multiplication par un ratio sectoriel : sans matrice taille × métier vérifiée, les moyennes sectorielles et Argos restent des contrôles documentaires distincts. Au-delà de 10 M€ d’EBITDA, le repère est plafonné sans extrapolation.

Les publications ne fournissent pas de matrice taille × métier vérifiée. La transposition proportionnelle secteur/taille a donc été supprimée : les moyennes sectorielles sont des contrôles distincts, jamais des coefficients automatiques. Les caractéristiques de marge, croissance, modèle économique et risques documentés orientent les questions et le besoin de comparables, sans prime ou décote inventée. Plus grand ne signifie pas automatiquement mieux valorisé.

Consulter les repères de taille Dealsuite

03. Argos Wityu : un marché différent

L’indice Argos / Epsilon Research du T2 2026, publié le 3 septembre 2026, est de 8,8× EV/EBITDA. Il s’agit d’une médiane glissante sur six mois, relative aux acquisitions majoritaires d’entreprises non cotées en zone euro, sur le segment de 15 à 500 M€ de valeur de 100 % des fonds propres. Ce n’est ni une moyenne sectorielle, ni un indice France uniquement. Il n’est pas utilisé dans le calcul de votre PME. Le segment 150–500 M€ porte la hausse, tandis que le segment 15–150 M€ reste globalement stable : aucun multiple précis par sous-segment n’est appliqué ici. Epsilon co-produit Argos, ce n’est pas une source indépendante ; ses ventilations détaillées sont réservées aux abonnés.

Lire la publication Argos T2 2026

04. Infocession : données à documenter

Infocession présente une base de transactions et une offre d’évaluation sur le périmètre de 1 à 100 M€ de valorisation. Aucun multiple public récent, daté et vérifiable n’a pu être confirmé. Aucun chiffre ne lui est donc attribué dans le simulateur.

Consulter Infocession

05. De l’EBITDA brut à l’EBITDA normalisé

L’EBITDA brut est le résultat avant intérêts, impôts et amortissements, avant les retraitements saisis. EBITDA normalisé = EBITDA brut + coût chargé du dirigeant comptabilisé − coût chargé de remplacement au marché + charges non récurrentes ou hors exploitation éligibles − produits non récurrents − charges récurrentes manquantes + autres ajustements signés.

Une rémunération supérieure au marché peut créer un ajout ; une rémunération insuffisante nécessite une déduction. Les charges exceptionnelles ne sont ajoutées que si elles ont effectivement réduit l’EBITDA brut et ne se reproduisent pas. Les produits exceptionnels déjà inclus sont déduits. Les intérêts, impôts et amortissements déjà exclus ne sont jamais ajoutés une seconde fois.

Chaque montant et son justificatif sont repris dans le rapport. La saisie n’est pas une validation : les pièces comptables, la non-récurrence, les coûts post-cession et l’absence de double comptage doivent être contrôlés par le cabinet. Sans retraitement, l’EBITDA brut est utilisé tel quel, sans certification.

06. Calcul et limites de votre estimation

Valeur d’entreprise centrale = EBITDA normalisé × multiple transactionnel qualifié lorsqu’il est disponible, sinon repère de taille tous secteurs. Le scénario prudent applique le multiple de la tranche de taille publiée immédiatement inférieure, le scénario favorable celui de la tranche supérieure, sans transposition sectorielle : ce sont des hypothèses de simulation, pas un intervalle de confiance statistique. La croissance est conservée pour le diagnostic mais ne déclenche pas de prime automatique.

Valeur indicative des titres = valeur d’entreprise − dette financière + trésorerie. Les dettes assimilées et ajustements de besoin en fonds de roulement doivent également être confirmés avant d’afficher une valeur de titres. La fiscalité et les frais restent exclus du produit net vendeur.

Le simulateur ne valorise pas automatiquement les entreprises à EBITDA normalisé inférieur à 0,2 M€, à CA hors 1–200 M€, ou dont l’EBITDA excède le CA. Les sociétés déficitaires, immobilières, financières et certaines jeunes entreprises nécessitent d’autres méthodes.

Le score de préparation est une auto-évaluation : cinq réponses notées 0, 1 ou 2, avec un poids égal, converties sur 100. Il ne constitue pas une recommandation de céder ni un audit.

07. Positionnement par caractéristiques comparables

Sélection de comparables par fondamentaux (Damodaran, Multiples: First Principles), adaptée aux transactions : à métier et taille proches, distance moyenne des rangs empiriques sur les seules caractéristiques communes, publiées et de même définition. Pondérations égales : convention de sélection, pas prime de marché calibrée. Au moins quatre opérations avec une même caractéristique exploitable ; trois plus proches et toutes les égalités retenues. Médiane et minimum/maximum de cette sélection. Aucun coefficient ajouté, aucune contribution isolée chiffrée. Sensibilité à la sélection, pas intervalle de confiance ; déclarations à vérifier sur pièces.

La référence initiale est la médiane des opérations qualifiées du même sous-secteur et de taille proche. Si les caractéristiques publiées permettent une sélection plus pertinente, le multiple final est la médiane de cette sélection et les bornes son minimum et maximum. L’écart au multiple initial est présenté, sans inventer de pourcentage ni isoler artificiellement la contribution de chaque facteur. Sans preuve comparable : référence inchangée, incidence potentielle expliquée. L’EBITDA, la marge et la conversion en trésorerie retraités ne sont pas comparés à un historique brut ; le coût de remplacement du dirigeant n’est jamais déduit deux fois.

Lire les fondements méthodologiques · Damodaran

Un conseil adapté à votre réalité

Une valorisation professionnelle étudie les comparables pertinents, la génération de trésorerie, les risques spécifiques, la dépendance au dirigeant et le contexte de l’opération.

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